Chasseur sans fusil 9 décembre
Chasseur sans fusil,je cherche,je débusque et saisis au vol l’image spirituelle qui fait deviner ou voir l’essentiel,l’évidence de la vie.
Chasseur sans fusil,je cherche,je débusque et saisis au vol l’image spirituelle qui fait deviner ou voir l’essentiel,l’évidence de la vie.
Leur sagesse est leur richesse,
Ancestraux sont leurs repères religieux,
Purs,fraternels et finalement universels,
Pourtant le puissant voisin reste intransigeant,
Cette indépendance,cette liberté de penser l’exaspère,
Car sans fin il prospère,
Tous les moyens utilise-t-il pour se faire,
Il soumet ce peuple libre à sa folle volonté,
Volonté de dominer,
Il impose ses vélléités,par la force brutale,
Il écrase ce peuple à toute violence opposé,
Le monde se tait,
Ne croit-il plus,a-t-il déjà cru,
Aux précieuses valeurs divines de l’amour,
Viscéralement attachées à cet éternel Tibet.
Comment avoir autant d’émotion à fleur de peau,
Comment être aussi sensible au véritable amour,
Pour ne le vivre plus longtemps,
Fut-il trahi,
Ou quelle autre amitié foulée au pied,
Poussa son intransigeance à fermer sa conscience,
La mort opposa-t-il,
En son éternité n’a-t-il de regrets,
Lui qui maintenant touche de son âme ce pur amour.
La nature garde la mémoire des passages,
Ces millions d’êtres à qui elle accorda l’existence,
Enfants de ses énergies créatrices,
Ils étaient amour,n’en furent toujours conscients,
Mère nourricière de leurs corps,
Se savaient-ils héritiers de l’éternité,
Reviennent-ils visiter ce passé,présent de notre réalité,
Puissions-nous les entendre alors au coeur de nos prières.
Soudain fée électricité nous abandonna,
Notre pauvre bougie fut la seule alternative,
La faible et légère flamme,notre unique espace de clarté,
En cette inédite pénombre,
Chacun eut le même réflexe ou plutôt le même instinct,
Retrouver les liens sacrés de notre fratrie autour d’elle,
Quelle magie ancienne dégageait cette étincelle,
Car symbole devint-elle de notre amour,
Seule et fragile source de lumière,
Témoin incroyable de nos âmes qui dès lors s’exprimaient étonnement davantage,
La parole libérait la vérité profonde des coeurs,
Chacun confessait ses doutes,
Racontait son présent,la fugacité de cette journée passée,
Personne n’oserait éteindre notre précieuse lumière d’un soir,
Qui désormais ne quitterait notre mémoire.
Les stigmates du passé,ne sont-ils des cicatrices,
Des blessures en voie de guérison,
Que l’éternité effacera,tu souffres,tu pleures encore,
L’oubli ne veut te guérir,
Réduire à néant ces mauvais souvenirs,
Pourtant tu le dois,accélérer le temps,
Ton amour fut trahi,
Mais les regrets n’empoisonnent-ils cet autre qui t’abandonna,
Ah cet amour accordé,pas toujours bien reçu,
Il est toi,ton coeur véritable,
Il est ton don divin,accordé lors de ta naissance éternelle,
Puisse-t-il devenir maintenant évidence en ta conscience,
Fais-le vivre,
Qu’il nourrisse ton présent pour le plus grand bonheur de ton avenir.
Il était sagesse,
L’évidence irradiait son être,
Il ne disait le mot amour,car peu de mots sortaient de sa bouche,
En avait-il besoin,
Son sourire,son regard parlaient tant,
Témoins de sa fraternité,de sa sincérité,
Humble et sûr de son éternité,
Homme bon,près de qui s’abreuver de compassion,
N’était que bonheur.
Tableau de Marie-Claude Giironde.
Une vie ne suffirait pour apprendre toute la vérité éternelle,
Quand l’existence propose encore et encore sa connaissance,
Si l’envie et la patience sont à nos côtés,
Apprendre est une chance,
Cette somme spirituelle ainsi grandie est notre héritage,
Que notre âme retiendra sans aucune faiblesse.